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Humeur de daim ou l’éternelle fête de l’âme festive
Par lapinnoir le 29 mai 2008, classé dans Humeur du jour
Alors où commencer…car beaucoup de choses sont venus ces derniers jours ! Je vous rassure de suite, je n’ai pas changé et je compte râler quand même beaucoup dans ce post.
Tout d’abord première émotion, vendredi, un nouveau choix s’offre à moi, professionnel je parle. Dans cette élan, je m’élance pour Liège capitale du carré, du péket et des punkachiens. J’avoue que c’est avec une fraîcheur toute débutdesemainesque que je m’avance dans la réalisation de ce valeureux post. Pas que je sois honteux de ce que je vais écrire, ni une culpabilité infantile quelconque, c’est juste un warning, de fait la narration se verra dotée de familiarité particulière envers la morositude, la non précision de tous les détails, les chiens étrusques. Bref je repars dans ma narration continue !!!
La vie est telle le jeu Deer Hunter. Tu galères ta race pour trouver une biche, et quand t’en trouves une, que tu l’as bien dans le viseur, tu t’aperçois qu’un gros connard d’autre chasseur est sur la même cible. Du coup, hé bien, tu veux faire vite et bien. Tu as cette putain de biche en plein dans le viseur, et là, tu flippes, du coup tu tires. Et comme un con, tu touches une vieille partie de la biche genre son dos. Là, la petite fuit (logique…), tu vois des traces de sang par terre, tu la pistes comme un guedin. Et forcément, qu’est-ce qu’il se passe à ce moment là, je vous le donne en mille, tu perds la putain de trace. Et là, les choix, les emmerdes reviennent… l’exaltation de la chasse disparaît comme si un indien nous donnait des leçons de football, à nous français !!
Vendredi soir, après un choc professionel de grande ampleur, je me dirige tout droit et vite vers Liège ! retrouver le bon vieux Roo des familles. J’arrive, c’est déjà l’anarchie; c’est le cas de le dire, puisque je suis en territoire rastacouère, le Roo squatte la rue accompagné de plusieurs potes pour l’occasion, à savoir, nos bons vieux Popo et Stouf nationales, ainsi que son coloc. Alors, je m’interromps tout de suite dans la continuité du dit week-end, puisque, ça fait 3 jours que je suis sur l’écriture de ce post, empêché, qui par un besoin énorme de décompression post-taf, qui de repas faramineux qui dure à l’infini, qui de récupération du à l’intense activité du week sus mentionné à Liège. Je disais donc, que mon récit va subir une grosse coupe, tel le corse coupant élégament son saucisson d’âne, je vais me tenir à un certain essentiel.
Ben oui, c’est dommage… très… mais bon, la mémoire me fait défaut quand je rentre du taf.La première soirée fut assez folle dingo dans son genre, puisqu’il s’agissait d’une pré-soirée aux grandes festivités de la rue Pierreuse. Il faut savoir que cette rue est une rue “mythique” de Liège. Il y a moultes associations prônant l’aide, l’entraide, le partage, bref des idées à dread comme je les appelle. La rue vit alors dans une certaine utopie, celle de pouvoir faire vivre un ménage avec le chômage, et essaye de se faire passer pour branché, d’aider le menu peuple.
La mise au point du contexte étant faite, je repars sur mon histoire. Sobriété oblige, la soirée fut étrange pour moi. J’ai en effet constaté que depuis que j’ai fait pause sur la boisson, je vous rassure, je ne tenais pas le comptoir grâce à mon coude posé sur le zinc, mais mère nature a la délicate idée de me mettre un foie sensible, et par la même occasion, m’a mis des bâtons dans les roues de mon vélo sociabilité et amusement. J’ai été sobre donc pendant 6 semaines, mais sobre sobre sobre… je reviendrais plus tard sur la raison de l’emploi du passé dans ma dernière phrase. Donc, depuis ma saine attitude, j’ai remarqué que je n’arrivais plus à gérer une soirée avec des gens saouls, j’ai pu même constaté que plus de 6 personnes saoules et je me fais chié. Le vendredi soir, il y a eu au bas mot, 150 personnes… Donc moi, veste de costard, chemise nice, grande pompe et tout le tralala, je faisais tâche dans cette univers de patalon ( non, j’ai arrêté de dire “pantalon” ) large et bouffant, de dreads molles, de t-shirt crado et autres gillet 100% chanvre fait par des moines tibétains dans le larzac. A tel point qu’au milieu de la soirée, un inconnu ( et non un nain connu ) m’ alpague bruillament et me tient un discour insultant. ” Ouais, tu vois… ( le hippie commence toujours ses phrases par ouais, tu vois ) tu te sens pas coupable d’être trop bien habillé ce soir ?” moi – “non, écoute j’ai la classe au naturel, je ne peux rien y faire. point.” ” Ouais, mais tu vois, tu n’es pas dans l’esprit de la fête, tu sort trop du décor, mets donc une guenille” ( il a employé le terme de guenille, si si, je vous assure !! ). A ce moment là, mon courroux monte d’un cran, la conversation s’envenime, je vous passe les détails foireux, puisque le hippie, mi-homme-ours, mi-porc, s’enfuit aussi sec pour une bière à moitié vide abandonné par un punkachien. La suite de la soirée fut du même accabit, jonglant entre concert étrusque, squattage dans la rue, discussions foireuses surle thème de l’avenir, de la condition de l’homme dans l’habitat urbain, bref du c’étaitmieuxavantisme. Juste fait drôle, je me suis retrouvé à parler avec une ex de Roo, sans le savoir. Malgré ce court récit, on s’est couché à 5h…Le samedi fut un délire étrange de squattage massif devant la porte de mon cher Roo, mission Delhaize acheter l’essentiel : bière, pizza. L’aprem fut très jouasse, puisqu’il y avait des animations à la con, genre lancé de ti suisse dans la geule à un mec, mise en place des barbecues.. D’ailleurs, j’ai beaucoup ri en voyant un daron, petit, genre grassouillet, s’affairer devant son bbq. Genre, il l’a pensé depuis trop longtemps, ça va être SON occupation durant le we. Il a mis tout son amour, du charbon de bois, de l’essence (frappe normale..) et grosse saucisses.
Puis vient la soirée. Là, une grosse race de monde débarque, tous plus rastacouère que les autres, des dreads en veux-tu en voilà. Un air de vacance flotte sur la rue. Le fameux syndrome de la ville étrangère m’envahit, et je fais un peu nimporte quoi… profitant d’un rien pour foutre mon bordel, crier, manger…. d’ailleurs mention spéciale au galéfion liégeois de Roo, mixant subtilement des patates fade, des carottes à la limite de l’anorexie, un steak très haché et des oignons très oignons. Mon estomac s’en rappellera longtemps !!!La soirée arrive et je rencontre mon lot de vieilles hippies, m’insultant car j’ai osé achter la tisane du delhaize, la wintercure, pour son romarin, plante connu pour ses effets sur le foie. Elle a prétexté que ce n’était pas bio, bla bla bla bla bla….
Puis vient la rencontre de deux sangsues squatteuses, dont je ne vais pas m’étendre. L’un de ces djeuns était fan ultime de céline Dion. Je n’écrirais rien sur eux. Mais le plus marrant fut quand le “monstre” chopa son mec. Je m’explique, le monstre est en fait une amie de Roo, follement amoureuse de lui, mais qui est dépourvu de quelconque intérêt. Vous allez me dire, t’es trop méchant ! mais non ! je vous jure elle est nulle ! D’abord, et ça montre bien que j’ai raison conernant les dreads chez les filles, c’est un tue féminité. Donc elle se pavane avec sa tignasse folle, montrant le monde actuel du doigt, osant dire : la nature c’est bien. Cette tignasse courte, 2e chose stupide… des petites dreads… pfff… n’était pas le seul affront que le monstre faisait à la féminité. La bête se targuait d’une paire de kickers ayant fait le vietnam, bon en même temps c’était pas leurs guerre ( aux kickers…
), ainsi que d’un futale qui n’aurait pas déplu à Sancho Villa. Une sorte de truc bouffant disant non éhontément aux formes féminines. Donc, j’étais bien posé sur ma chaise, ne parlant à personne, roulant ma clope avec prudence, dexterité et curiosité, puisque le monstre se trouvait devant moi accompagné d’un jeune freluquet, utopiste malgré lui, arborant une tignasse en grève, et des fringues genre je kiffe entretienavecunvampire. J’ai assisté sous mes yeux à la naissance de ce couple hors norme, qui d’un petit touché de genoux distrait, qui d’un partage de bière, de sourire émouvant et ému… ahhh l’adolescence… oui, parce que le monstre est jeune, voit le monde d’une façon naïve ( preuve lors d’un rare moment où j’ai du conversé avec elle, et où j’ai réussi à lui faire dire que les 4×4 c’est bien pour l’environnement ), et porte des lunettes façon johnlennon. Tellement pareil, que je suis sûr qu’il s’est retourné dans sa tombe. Je voyais à leurs regards, qui criaient braguettes, que le moment imminent fut proche. Puis d’un coup, le pâle freluquet, tenta de l’embrassé, échec, elle n’avait pas vu, elle avait fait tombé sa mix entre ses kickers. Il failli embrassé goulument le mur. Pour se rattraper, après un rapide regard perplexe dans ma direction, il lui pris la main de force. Voilà. Il avait vaincu l’Everest, il avait tapé la taupe, il avait mis la main au panier, marquer son but…
Dernier point d’honneur de cette soirée, la venue fantomatique d’une saoule ds la piaule où je dormais, j’ai effectué une ellipse, je vous amène à 7h du mat ( magie… ). Où, un souffle haletant, des titubations m’ont réveillé. Puis de léger pleurs, une porte qui se claque et un soupir profond. Denière chose entendu avant de sombrer dans un sommeil de semi alcoolique, ”Ya un gars qui squatte la chambre de Roo”. Donc voilà, j’étais officiellement “Un gars qui squatte la chambre de Roo”, YES ! Le matin, pardon l’après midi du dimanche, fut échouage sur la rue. Descente du peu d’alcool que j’avais bu la veille, en effet une certaine smirnoff ice était prévu pour moi, une moitié fut descendu pour dire merde à mes 6 semaines de sobriété, et l’autre volé par les sangsues. LE gros moment fort de l’aprem fut le concours de spaghettis, où j’ai essayer d’avaler plus vite que les autres mon assiette de pâtes encore fumante, le tout sans les mains !
Le soir, tout morose, je rentre chez moi à Brussel, encore dans l’euphorie du we, qui descendra bien vite.. Car dès le lundi je me suis senti en marge de tout ce qui m’entourait, comme si ces hippies m’avaient complétement déconnecté de la réalité.
Pour finir tou ça en toute beauté : voilà le diaporama photo http://www.flickr.com/photos/lapinnoir/sets/72157605292366121/show/
PS : Je n’écrirais pas de “Il nous manque tellement” sur feu Syndey Pollack, tant les jeunes actuels ne savent pas qui c’est… mais dont le Out of Africa, m’a complétement ennuyé…
Humeur du jour
Par lapinnoir le 08 déc 2007, classé dans Humeur du jour
Bon, ben ok, je serts à rien ces temps ci !
je suis malade, j’ai pris des vacances méritées après un mémoire long et fastidieux ! maintenant c’est l’heure de se plonger dans le vrai monde avec toutes ses conséquences et autres….
bon allez c’est pas grave, demain ça ira mieux et il y aura de vrais articles !
et pour finir, franchement, les hippies c’est vraiment des gens dangereux !!! ils font froid dans le dos !


